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Christophe Robe

Christophe Robe développe une peinture où l’expérimentation fait surgir des mondes à la fois ludiques et inquiétants. Aplats, dégradés, textures et effacements composent des paysages traversés de figures énigmatiques. Entre abstraction et figuration, son œuvre mêle mémoire de la peinture, imaginaire populaire et sensations du monde.

Christophe Robe, 2023. Acrylique sur toile, 80 × 60 cm.

REPÈRES

1966 — Naissance. Vit et travaille à Paris.
1990 — Diplôme des beaux-arts de Caen.
2014 — Martin-pêcheur, L’H du Siège, Valenciennes.
2018 — Œuvres récentes, galerie Jean Fournier, Paris ; Même pas peur, POCTB, Orléans.
2019 — Résidence au Domaine de Kerguéhennec, Bignan.
2020 — Entre deux, avec Guillaume Talbi, Pôle culturel de la Visitation, Thonon-les-Bains.
2022 — Astéroïde & Aquarium, galerie Jean Fournier, Paris ; monographie Christophe Robe, The Drawer, texte de Romain Mathieu et entretien avec Émilie Ovaere-Corthay.
2025 — Œuvres in situ, avec Chloé Poizat, Artothèque de Vitré ; L’enfance des monstres, Galerie Idéale, Paris.
2025–2026 — Le bal du rond-point, Théâtre du Rond-Point / galerie O – Bernard Jordan, Paris.
Collections — FRAC Basse-Normandie ; ministère des Affaires étrangères ; artothèques de Caen, Angers, Poitiers, Vitré et La Roche-sur-Yon.

BIOGRAPHIE

Né en 1966, Christophe Robe vit et travaille à Paris. Diplômé des beaux-arts de Caen en 1990, il développe une pratique de la peinture et du dessin fondée sur l’expérimentation et l’attention aux sensations.

Ses compositions rassemblent des gestes et des matières hétérogènes : aplats, dégradés, projections, glacis, traits et effacements. Les formes s’y superposent, se transforment ou s’interrompent, dans un équilibre mouvant entre densité et respiration. De ces paysages émergent parfois un œil, une bouche, un sourire : des présences presque cartoonesques qui déplacent la peinture vers un imaginaire à la fois familier et étrange.

Microcosme et macrocosme s’y rencontrent, tandis que la couleur fait circuler le regard entre profondeur et surface, apparition et dissolution. La liberté des associations nourrit un univers sensible, où l’humour demeure traversé d’inquiétude.

Son travail entretient un dialogue libre avec la peinture du XXe siècle, de Paul Klee à Philip Guston, de Pierre Alechinsky à Peter Doig. Ces affinités deviennent une matière à transformer. Nourrie de mémoire intime et culturelle, son œuvre donne forme à cet espace poreux où l’imagination rencontre le monde.

ŒUVRES

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