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Stéphane Pencréac’h

Stéphane Pencréac’h fait dialoguer l’histoire collective et l’expérience intime dans une œuvre de peinture et de sculpture nourrie de mythes, de littérature et d’images contemporaines. Entre virtuosité et irrévérence, ses tableaux mêlent mémoire, violence et désir, tout en révélant les artifices de la représentation.

Stéphane Pencréac’h, Kanye West, 2023–2024.

REPÈRES

Né en 1970 à Paris, où il vit et travaille.

Expositions personnelles — sélection
2026 — Le jour et la nuit, Galerie Idéale, Paris.
2019 — Via Crucis, Musée Unterlinden et Espace André Malraux, Colmar.
2015 — Œuvres monumentales, Institut du monde arabe, Paris.
2014 — Peinture d’Histoire, MAMAC, Nice.
2002 — Portraits / Autoportraits, Musée national Marc Chagall, Nice.

Expositions collectives — sélection
2024 — Désordres, macLYON.
2023 — Immortelle, MO.CO., Montpellier.
2002 — Urgent Painting, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Prix
2016 — Prix de confirmation en peinture, Fondation Simone et Cino Del Duca — Académie des beaux-arts.

Collections publiques — sélection
Musée d’Art Moderne de Paris ; MRAC Occitanie ; Cnap ; MAMCS de Strasbourg ; MAMAC de Nice ; FRAC Île-de-France.

BIOGRAPHIE

Né en 1970 à Paris, où il vit et travaille, Stéphane Pencréac’h développe depuis le début des années 1990 une œuvre centrée sur les possibilités de la peinture figurative. Son travail fait circuler librement l’histoire de l’art, les mythologies, la religion, la littérature, le cinéma et la culture populaire, auxquels se mêlent les événements contemporains et les souvenirs personnels.

L’histoire collective et l’expérience intime s’y rencontrent sans hiérarchie. Guerres, soulèvements, désir, deuil ou enfance peuvent cohabiter dans un même tableau. Les références sont absorbées et transformées : une image en appelle une autre, une scène porte la mémoire d’un mythe, un motif familier devient inquiétant. La peinture d’histoire devient ainsi un espace où l’actualité se confronte à la mémoire des images.

Cette ambition prend une ampleur monumentale dans les polyptyques consacrés aux révolutions arabes, aux conflits et aux attentats, présentés notamment au MAMAC de Nice et à l’Institut du monde arabe. L’œuvre 11 janvier 2015, conservée au Musée d’Art Moderne de Paris, témoigne de cette recherche. Elle coexiste avec une peinture plus introspective, attentive aux incertitudes de la croyance et de la représentation.

Chez Pencréac’h, la puissance de l’image s’accompagne toujours d’une conscience de ses artifices. Rideaux, miroirs, cadres dans le cadre, objets rapportés et ruptures de surface interrompent l’illusion au moment même où elle se construit. Les sculptures prolongent ce mouvement en donnant corps à des motifs qui semblent vouloir quitter le tableau. L’irrévérence et le doute maintiennent ainsi sa peinture en tension, entre virtuosité et perturbation.

Avec Le jour et la nuit, présenté à la Galerie Idéale en 2026, ces questions se resserrent autour d’un théâtre plus intérieur. Lumière et obscurité, tragédie et comédie, enfance et violence se répondent dans un ensemble de peintures et de sculptures. Chaque image semble en contenir une autre, et la peinture affirme sa force tout en laissant visibles les moyens de sa construction.

ŒUVRES

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