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Émile Barret

Émile Barret développe une œuvre foisonnante où la photographie rencontre l’installation, le textile, la performance et le jeu vidéo. Nourries d’archives et d’explorations, ses recherches traversent l’anatomie, les arts funéraires et les systèmes de croyance. Surimpressions, assemblages et mises en scène composent un univers baroque et psychédélique, où se croisent savoirs, rites et imaginaires collectifs.

Émile Barret, vue de l’exposition Prêt.es.s.x à Brûler, Galerie Idéale, Paris, 2025. Photographie : Adrien Thibault / ADAGP.

REPÈRES

1989 — Naissance aux Lilas. Vit et travaille entre Bruxelles et Paris.
2012 — Bachelor en communication visuelle, spécialisation photographie, ECAL, Lausanne.
2013 — Prix fédéral suisse de design ; prix du public du Festival international de mode et de photographie, Hyères.
Depuis 2013 — Participation à l’équipe éditoriale et photographique du projet Hors Pistes.
2014 — Résidence de l’Office fédéral de la culture suisse auprès d’Acme, Londres.
2015 — reGeneration3, Musée de l’Élysée, Lausanne ; début de sa collaboration visuelle avec Aïsha Devi.
2019–2020 — Hors Pistes — Dialogues entre artisans et designers, mudac, Lausanne.
2021 — Commissariat de Mort is More, Brasseries Atlas, Anderlecht.
2022–2023 — Résidences au Pavillon Southway, Marseille.
2025 — Prêt.es.s.x à Brûler, exposition personnelle à la Galerie Idéale, Paris.

BIOGRAPHIE

Né en 1989 aux Lilas, Émile Barret vit et travaille entre Bruxelles et Paris. Diplômé en photographie de l’ECAL en 2012, il développe une pratique qui associe images argentiques, installation, sculpture, art textile, édition, performance et jeu vidéo. Sa démarche se nourrit d’enquêtes, de voyages et de collections d’images et d’objets, à la rencontre du document, de l’archive et de l’expérimentation plastique.

L’anatomie, la pharmacologie, les cabinets de curiosités et les arts funéraires constituent plusieurs terrains de cette recherche. Émile Barret s’intéresse aux façons dont les sociétés représentent le corps, organisent les savoirs et donnent forme à leurs croyances. Dans les cimetières comme dans les collections médicales, il recueille des signes qu’il rapproche, transforme et remet en circulation. La photographie devient ainsi un matériau de pensée autant qu’un moyen d’enregistrer le réel.

La surimpression, le travail en chambre noire, le découpage et la couture font naître des compositions denses, baroques et psychédéliques. Les images se prolongent dans des objets, des tissus et des environnements immersifs, brouillant la frontière entre représentation et espace vécu. Son exposition Prêt.es.s.x à Brûler, présentée à la Galerie Idéale en 2025 et accompagnée d’un texte de Marc Donnadieu, déploie ses recherches sur les Enfers, la mort et leurs représentations à travers différentes cultures. L’accumulation y produit des correspondances inattendues, où le macabre côtoie l’humour, le désir et une énergie profondément vitale.

Cette œuvre se construit aussi dans la collaboration. Membre du collectif (Musicfor)Eggplant et de l’équipe du projet Hors Pistes, Émile Barret fait circuler sa pratique entre exposition, artisanat, musique et performance. Avec Aïsha Devi, il a développé un jeu vidéo et des univers visuels projetés en concert. Aux Brasseries Atlas, à Bruxelles, son activité d’artiste s’accompagne de recherches archivistiques et de commissariats d’exposition, notamment Mort is More en 2021. Récompensé en 2013 par un Prix fédéral suisse de design et le prix du public du festival de Hyères, il a notamment participé à reGeneration3 au Musée de l’Élysée en 2015.

ŒUVRES

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