Ivan Messac
Ivan Messac, né en 1948, est l’un des plus jeunes représentants de la Figuration narrative. Nourri par les images médiatiques, la culture populaire et les débats politiques de son époque, il renouvelle profondément sa pratique au début des années 1980. Aux Abstractions sidérales succèdent les sculptures en carton peint, puis l’expérience de la taille directe à Carrare et le travail du marbre et de la pierre. Depuis plus de cinquante ans, son œuvre se construit par transformations successives, chaque nouveau matériau ouvrant un champ d’expérimentation.

REPÈRES
Né en 1948 à Caen. Vit et travaille à Paris et à Sens.
EXPOSITIONS — SÉLECTION
1977 — Mythologies quotidiennes II, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
1980 — XIe Biennale de Paris.
2013 — From Me to You, Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer.
2024 — Figuration narrative – Un autre langage pop, Musée d’art de Pully.
COMMANDES PUBLIQUES — SÉLECTION
1989 — Pas au-delà de l’horizon, anciennement place Maurice-Quentin, Paris.
1998 — Le Dialogue d’Archimède, EDF Cap Ampère, Saint-Denis.
2001 — Grand Buste, ambassade de France, Beyrouth.
COLLECTIONS — SÉLECTION
Musée national d’art moderne – Centre Pompidou ; Centre national des arts plastiques ; Musée Carnavalet ; FRAC Alsace ; FRAC des Pays de la Loire ; Fondation Gandur pour l’Art.
À LA GALERIE
2026 — Abstractions sidérales, 1983–1989, exposition personnelle.
BIOGRAPHIE
Né en 1948 à Caen, Ivan Messac développe depuis la fin des années 1960 une œuvre qui traverse la peinture, le dessin et la sculpture. L’un des plus jeunes représentants de la Figuration narrative, il puise dans la presse, le cinéma, la publicité et la culture populaire un répertoire d’images qu’il transforme par la couleur, la découpe et la répétition. Son travail interroge les représentations politiques et sociales de son époque, autant que la manière dont les images orientent notre regard.
Au début des années 1980, il choisit de remettre en question ce langage devenu identifiable. Les figures et les récits laissent progressivement place aux Abstractions sidérales : ellipses, trajectoires et surfaces colorées composent un vocabulaire nourri par le mouvement et son intérêt pour le futurisme italien. Ces recherches conduisent les formes hors du tableau. Découpées, assemblées et peintes, elles deviennent de grandes sculptures en carton, où la légèreté du matériau permet d’expérimenter librement le volume et l’équilibre.
À la fin des années 1980, puis au cours de la décennie suivante, ses séjours à Carrare ouvrent une nouvelle étape. À la construction par assemblage succède la taille directe du marbre et de la pierre. La masse, la résistance du bloc et les traces du burin participent désormais à l’œuvre. La figure réapparaît sous des formes simplifiées, parfois à peine dégagées de la matière, comme dans les Lunatiques.
Cette recherche se déploie aussi dans l’espace public, avec des réalisations à Paris, Saint-Denis ou Beyrouth. Du tableau au volume, de l’image médiatique à la présence minérale, Ivan Messac construit un parcours fait de déplacements et de réinventions. En 2026, l’exposition Abstractions sidérales, 1983–1989, à la Galerie Idéale, revient sur une période décisive de cette transformation.
ŒUVRES










