Marc Ming Chan
Marc Ming Chan explore les rapports entre le corps, l’espace et le pouvoir à travers le dessin, la sculpture et l’installation. Nourries d’architecture, d’histoire de l’art et de cinéma, ses œuvres confrontent la rigueur géométrique à des formes organiques, entre désir, vulnérabilité et contrôle.

REPÈRES
1967 — Naissance à Londres.
1984 — Installation à Paris et entrée à l’École Duperré.
Expositions — sélection
2026 — DRY, Galerie Idéale ; Art Paris, Grand Palais.
2025 — Motif Guerre, Galerie Idéale ; Temps Croisés, galerie Valérie Delaunay.
2023–2024 — Fairy Tales, exposition itinérante à Anvers, Séoul, Tokyo et Palma.
2023 — Ground Control, Topographie de l’Art, Paris.
1998 — Drawers, Feature Gallery, New York.
BIOGRAPHIE
Artiste franco-britannique d’origine hongkongaise, né à Londres en 1967, Marc Ming Chan développe une œuvre où le dessin, la sculpture et l’installation composent des espaces à la fois physiques et mentaux. Le corps humain y occupe une place centrale : lieu du désir et de la vulnérabilité, il est aussi soumis à des normes, à des représentations et à des rapports de pouvoir.
À la croisée de l’histoire de l’art, de l’architecture, de la philosophie et du cinéma, sa recherche confronte la rigueur des constructions géométriques à l’instabilité du vivant. Les espaces contraints d’Absalon, les matières altérées de Sterling Ruby ou les systèmes modulaires de Sol LeWitt constituent des points de dialogue. L’imaginaire du cinéma de genre, notamment celui de David Cronenberg, nourrit une dimension plus sombre, où le mécanique et l’organique semblent se contaminer.
Ses sculptures empruntent à l’architecture brutaliste et aux esthétiques cyberpunk leurs formes anguleuses et leurs structures ordonnées. Les patines de graphite, noires, grises ou argentées, leur donnent une présence froide, presque clinique, que viennent troubler des éléments organiques ou résiduels. Entre abri, cellule et dispositif de contrainte, ces constructions maintiennent une ambiguïté entre protection et enfermement.
Les œuvres graphiques prolongent cette tension. Fragments architecturaux, corps et signes s’y superposent pour former des espaces dont le sens demeure ouvert. L’intime et l’histoire collective s’y rencontrent, faisant affleurer les mécanismes de domination, les imaginaires du désir et la mémoire des violences du XXe siècle.
Avec DRY, sa première exposition personnelle à la Galerie Idéale en 2026, Marc Ming Chan réunit près de quinze années de travail dans un environnement immersif. La série de sculptures SCRUB, inspirée des colonnes de douches collectives Bradley, condense les tensions entre exposition, normalisation et contrôle des corps. L’espace entier devient un lieu de confrontation entre austérité et érotisme, surveillance et retrait introspectif.
Présence et absence, plein et vide, intérieur et extérieur structurent ainsi une œuvre attentive à ce qui se joue entre les formes. L’intervalle, en écho à la notion japonaise du Ma, y devient un espace actif où le regard et le corps du visiteur sont à leur tour engagés.
ŒUVRES










