L'EXPOSITION
Idéale est heureuse de vous inviter à son exposition de rentrée : Culture morte.
L’exposition réunit Marc Ming Chan, Jérôme Grivel, Misha Gudwin, Élodie Lesourd et Hugo Vessiller-Fonfreide, cinq artistes de générations différentes dont les pratiques entretiennent des liens étroits avec la musique, la performance, les cultures visuelles et les formes issues de la contre-culture.
Le titre Culture morte joue autant avec la tradition de la nature morte qu’avec l’héritage des contre-cultures du XXe siècle. Punk, metal, cultures underground, scènes musicales, imageries populaires ou numériques constituent autant de répertoires de formes, de signes et de mythologies dont les artistes de l’exposition s’emparent pour les déplacer dans le champ de l’art contemporain.
Il ne s’agit pourtant pas ici de célébrer avec nostalgie des cultures disparues. Ces références sont transformées, fragmentées, parfois rendues méconnaissables. En changeant de contexte, elles acquièrent de nouvelles significations. Les œuvres donnent ainsi naissance à des univers souvent cryptiques, peuplés d’objets, de signes, de machines, d’images et de fragments de récits dont la fonction semble incertaine. Quelque chose demeure de leur origine, mais sous une forme nouvelle.
Dans un moment où une partie de l’art semble renouer avec des formes plus classiques, ces artistes y injectent l’histoire culturelle, sociale et visuelle des cinquante dernières années. Leurs œuvres permettent aussi d’interroger ce que peut encore recouvrir la notion même de contre-culture aujourd’hui.
À l’heure d’Internet, de la multiplication des communautés et de la fragmentation toujours plus grande des contenus, les frontières entre culture dominante, sous-culture et contre-culture deviennent difficiles à situer. Les marges n’ont pas nécessairement disparu : elles sont peut-être devenues plus diffuses, plus mouvantes, plus insaisissables.
Culture morte s’intéresse à cet espace de déplacement et de transformation, à la manière dont des formes issues de cultures autrefois périphériques continuent d’agir, de muter et de produire de nouveaux récits.
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